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Il a s’agit là d’un jazz fait de musiques contemporaines et improvisées quasiment du début à la fin, pas de thème ou très peu, un jazz expérimental et à l'état brut. Il n'y a pas de basse non plus et peu de répit pour les souffleurs qui font montre d’une belle créativité distillant des notes envoutantes ici et là. Peter Van Huffel monte et descend les gammes titillant les extrêmes et les entrecoupant par des riffs insistants et lancinants. Pas facile pour Samuel Blaser de s'immiscer au bon moment au trombonne, mais il aura su le faire pour s'exprimer avec beaucoup de personalité et nous amener à de l'improvisation collective.
Cette créativité sera renforcée par celle de Julian Sartorius qui plus que battre le rythme nous a exposé quelques sons originaux venus de nulle part et de partout en même temps, grâce à quelques ustensiles peu communs pour un batteur, y compris de cuisine en la chose du fouet qui est venu frapper les bords des caisses, ce qui est venu enrichir son jeu de batterie et s’est terminé en toute légèreté et sur les petites (fées) clochettes.
